
                              SRM Firmware Howto

Version originale : David Mosberger (Traduction franaise : Nicolas Jadot
(njadot@etu.info.unicaen.fr))

   v0.5, 17 August 1996
     _________________________________________________________________

   _Ce document dcrit la manire de dmarrer une station Linux/Alpha
   utilisant le firmware SRM, lequel est normalement utilis pour
   dmarrer Digital Unix. (NDT : le firmware est un micro-code embarqu
   sur une puce, en quelque sorte l'quivalent du BIOS des PC) En
   gnral, il est prfrable d'utiliser MILO  la place du programme
   aboot sachant que MILO est parfaitement adapt aux besoins de Linux.
   Cependant, MILO n'existe pas sur tous les systmes et ne permet pas
   encore de dmarrer sur un rseau. Dans ces cas l, utiliser la console
   SRM est peut-tre la bonne solution. _
     _________________________________________________________________

   A moins que vous soyiez intresss par les dtails techniques, vous
   pouvez passer directement  la section aboot

1. Comment SRM dmarre-t-il un systme d'exploitation ?

   Toutes les versions de SRM peuvent dmarrer  partir d'un disque SCSI
   et les versions destines aux plates-formes rcentes, comme les Noname
   et AlphaStations, peuvent de plus dmarrer depuis une disquette. Le
   dmarrage rseau via bootp est galement support. Notez que les
   anciennes versions de SRM (notamment celles pour Jensen) _ne pouvaient
   pas_ dmarrer depuis une disquette. Le dmarrage depuis un disque IDE
   n'est pas support.

   Le dmarrage de Linux avec SRM s'effectue en deux tapes : d'abord,
   SRM charge et transfre le controle  un chargeur secondaire. Ensuite,
   ce chargeur secondaire met en place l'environnement de Linux, lit
   l'image du noyau depuis un systme de fichiers sur disque et donne la
   main  Linux.

   A l'heure actuelle il existe deux chargeurs secondaires pour Linux :
   le chargeur _brut_ fourni avec le noyau Linux et aboot, distribu
   sparement. Ces deux chargeurs sont dcrits en dtails ci-dessous.

1.1 Charger le chargeur secondaire

   SRM est ignorant des systmes de fichiers et des partitions des
   disques. Il s'attend simplement  ce que le chargeur secondaire occupe
   un certain nombre de secteurs physiques conscutifs, commenant  une
   adresse donne. L'information concernant la taille du chargeur
   secondaire et l'adresse de son premier secteur est stocke dans les
   512 premiers octets. Plus prcisement , l'entier long occupant
   l'adresse 480 contient la _taille_ du chargeur secondaire et celui
   occupant l'adresse 488 donne le _nombre de secteurs_ de dcalage
   jusqu'au dbut du chargeur. Le premier secteur contient galement un
   drapeau  l'adresse 496 qui vaut toujours 0 et une somme de contrle 
   l'adresse 504. Cette somme de contrle est simplement la somme des 63
   premiers entiers longs du premier secteur.

   Si cette somme est correcte, SRM continue et lit le nombre de secteurs
   indiqu par la _taille_ en commenant par celui indiqu dans le champ
   _numro de secteur_ et les place en mmoire _virtuelle_  l'adresse
   0x20000000. Si la lecture se termine avec succs, SRM effectue un saut
    l'adresse 0x20000000.

2. Le chargeur brut

   Les sources de ce chargeur peuvent tre trouvs dans le rpertoire

        linux/arch/alpha/boot

   des sources du noyau Linux. Ce programme charge le noyau Linux en
   lisant START_SIZE octets en commenant  l'adresse BOOT_SIZE+512
   (galement en octets). Les constantes START_SIZE et BOOT_SIZE sont
   dfinies dans le fichier d'en-tete linux/include/asm-alpha/system.h.
   START_SIZE doit tre au moins aussi lv que la taille de l'image du
   noyau (i.e, la somme des tailles des segments .text, .data, et .bss ).
   De mme, BOOT_SIZE doit tre au moins aussi lev que l'image du
   chargeur. Ces deux constantes doivent avoir comme valeur un multiple
   entier de la taille d'un secteur, soit 512 octets. Les valeurs par
   dfaut sont 2Mo pour START_SIZE et 16Ko pour BOOT_SIZE. Notez que si
   vous voulez dmarrer depuis une disquette de 1.44Mo, vous devez
   rduire START_SIZE  1400Ko et vous assurer que la taille du noyau que
   vous voulez dmarrer ne dpasse pas cette valeur.

   Pour construire un chargeur brut, tapez simplement make rawboot dans
   /usr/src/linux. Ceci devrait produire dans arch/alpha/boot les
   fichiers suivants :

   _tools/lxboot:_
          Le premier secteur du disque. Il contient l'adresse et la
          taille du prochain fichier au format dcrit ci-dessus.

   _tools/bootlx:_
          Le lanceur brut qui chargera le fichier ci-dessous

   _vmlinux.nh:_
          L'image brute du noyau constitue des segments .text, .data et
          .bss du fichier objet /usr/src/linux/vmlinux. L'extension .nh
          indique que ce fichier n'a pas l'entte d'un fichier objet.

   La concatnation de ces trois fichiers devrait tre crite sur le
   disque  partir duquel vous voulez dmarrer. Par exemple, pour
   dmarrer depuis une disquette, insrez une disquette vierge dans le
   lecteur, soit /dev/fd0 et ensuite tapez :

cat tools/lxboot tools/bootlx vmlinux >/dev/fd0

   Vous pouvez maintenant arrter le systme et dmarrer depuis une
   disquette en utilisant la commande boot dva0.

3. Le chargeur aboot

   Si vous utilisez le _firmware_ SRM, aboot est la meilleure faon de
   dmarrer Linux. Il supporte :

     * dmarrage direct depuis divers systmes de fichiers (ext2,
       ISO9660, et UFS, le systme de fichiers de Digital Unix),
     * lancement de fichiers objets excutables (ELF et ECOFF),
     * lancement de noyaux compresss,
     * dmarrage par rseau (en utilisant le protocole bootp),
     * table de partitions au format Digital Unix (compatible avec les
       tables de partitions de BSD),
     * dmarrage interactif et configurations par dfaut des consoles SRM
       qui n'acceptent pas les longues chanes d'option.

3.1 Se procurer et installer aboot

   Les codes sources les plus rcents d'aboot sont disponibles 
   l'adresse ftp://ftp.azstarnet.com/pub/linux/axp/aboot. La description
   de ce manuel s'applique  aboot pour les versions 0.5 et suivantes.

   Une fois que vous avez tlcharg et extrait l'archive tar, jetez un
   oeil aux fichiers README et INSTALL pour lire les directives
   d'installation. En particulier, assurez vous que les variables, dans
   les fichiers Makefile et include/config.h sont correctes vis--vis de
   votre environnement . Normalement, vous ne devriez pas avoir  changer
   quoi que ce soit pour compiler sous Linux, mais c'est toujours une
   bonne chose de vrifier. Si la configuration vous convient, tapez
   simplement make pour lancer la compilation (si vous n'effectuez pas
   cette opration sous Linux, sachez que aboot requiert GNU make).

   Aprs l'excution de make, le rpertoire aboot devrait contenir les
   fichiers suivants :

   _aboot_
          L'excutable rel (fichier objet ECOFF ou ELF),

   _bootlx_
          Comme ci-dessus, mais ce fichier ne contient que les segments
          text, data et bss (ce fichier n'est pas un fichier objet),

   _sdisklabel/writeboot_
          Un utilitaire pour installer aboot sur un disque dur,

   _tools/e2writeboot_
          Un utilitaire pour installer aboot sur un systme de fichiers
          ext2 (n'est en gnral utilis que pour les disquettes),

   _tools/isomarkboot_
          Un utilitaire pour installer aboot sur un systme de fichiers
          iso9660 (utilis par les distributeurs de CD-ROM),

   _tools/abootconf_
          Un utilitaire pour configurer aboot s'il est install.

3.2 Installation sur disquette

   Le lanceur peut tre install sur une disquette en utilisant la
   commande e2writeboot (note : ceci ne peut se faire sur un Jensen car
   son _firmware_ n'implante pas le dmarrage depuis une disquette).
   Cette commande ncessite que le disque ne soit pas trop fragment car
   elle a besoin de trouver suffisament de secteurs contigus pour stocker
   l'image entire de aboot (actuellement, environ 90Ko). Si e2writeboot
   choue  cause de a, reformatez la disquette et ressayez (par ex.,
   avec fdformat(1)). Par exemple, la procdure suivante installe aboot
   sur une disquette en supposant que la disquette est dans le lecteur
   correspondant  /dev/fd0 :

fdformat /dev/fd0
mke2fs /dev/fd0
e2writeboot /dev/fd0 bootlx

3.3 Installation sur disque dur

   Sachant que la commande e2writeboot peut chouer sur un disque
   hautement fragment et comme le reformattage d'un disque dur ne se
   fait pas sans peine, il est gnralement plus sr d'installer aboot
   sur un disque dur en utilisant la commande swriteboot. swriteboot
   ncessite que les premiers secteurs soient rservs aux procdures de
   dmarrage. Nous suggrons que le disque soit partitionn de manire 
   ce que la premire partition commence  une adresse correspondant 
   2048 secteurs. Cela laisse 1Mo d'espace ibre pour stocker aboot. Sur
   un disque partitionn de cette faon , il est alors possible
   d'installer aboot comme dcrit ci-dessous (en supposant que le disque
   correspond  /dev/sda.) :

swriteboot /dev/sda bootlx

   Sur un Jensen, vous devrez laisser un peu plus d'espace, sachant que
   vous devrez galement stocker le noyau  cet endroit - 2Mo devraient
   suffire en utilisant une image compresse. Utilisez swriteboot comme
   dcrit  la section booting pour crire bootlx avec le noyau Linux.

3.4 Installation sur CD-ROM

   Pour construire un CD-ROM amorable avec SRM, construisez simplement
   aboot comme dcrit ci-dessus. Assurez-vous ensuite que le fichier
   bootlx est prsent sur le systme de fichiers iso9660 (e.g., copiez
   bootlx dans le rpertoire o est mont le systme de fichiers) , et
   lancez mkisofs sur ce rpertoire). Aprs cela, la seule chose restant
    faire est de marquer le systme de fichiers comme amorable avec
   SRM. Cela est ralis grce  une commande de la forme :

isomarkboot filesystem bootlx

   La commande ci-dessus ncessite que filesystem est un fichier
   contenant le systme de fichiers iso9660 et que bootlx a t copi
   dans la racine de ce systme de fichiers. C'est tout !

3.5 Construire un noyau Linux

   Un noyau Linux amorable peut tre construit par les tapes suivantes.
   Durant le make config, assurez-vous de rpondre "oui" (_"yes"_)  la
   question concernant le lancement du noyau par SRM.

cd /usr/src/linux
make config
make dep
make boot

   La dernire commande construira le fichier arch/alpha/boot/vmlinux.gz
   qui peut alors tre copi sur le disque  partir duquel vous dsirez
   dmarrer. Dans notre exemple prcdent concernant la disquette, cela
   donnerai :

mount /dev/fd0 /mnt
cp arch/alpha/boot/vmlinux.gz /mnt
umount /mnt

3.6 Dmarrer Linux

   Avec le _firmware_ SRM et aboot install, le dmarrage de Linux
   s'effectue gnralement avec une commande de la forme :

     boot _devicename_ -fi _filename_ -fl _flags_

   Les arguments _filename_ et _flags_ sont optionels. S'ils ne sont pas
   spcifis, SRM utilise les valeurs par dfaut contenues dans les
   variables d'environnement BOOT_OSFILE et BOOT_OSFLAGS. La syntaxe et
   la signification de ces deux arguments est dcrite plus en dtail
   ci-dessous.

  Nom du fichier boot

   L'argument _filename_ est de la forme :

     [_n_/]_filename_

   _n_ est un simple nombre dans l'intervalle 1..8 qui donne le numro de
   la partition de dmarrage. _filename_ est le chemin d'accs au fichier
    lancer. Par exemple, pour dmarrer depuis la deuxime partition du
   sixime disque SCSI, vous entreriez :

boot dka600 -file 2/vmlinux.gz

   Ou, pour dmarrer depuis le premier lecteur de disquette :

boot dva0 -file vmlinux.gz

   Si un disque n'a pas de table des partitions, aboot considre que le
   disque contient une partition ext2 commenant au premier bloc du
   disque. Cela permet de dmarrer depuis une disquette.

   Le numro de partition 0 est utilis pour demander le dmarrage depuis
   un disque qui ne contient pas (encore) de systme de fichiers. Si l'on
   spcifie le numro de "partition" 0, aboot considre que le noyau
   Linux suit directement l'image de aboot. Une telle chose peut tre
   ralise avec la commande swriteboot. Par exemple, pour configurer un
   dmarrage sans systme de fichiers depuis /dev/sda, on pourrait
   utiliser la commande :

swriteboot /dev/sda bootlx vmlinux.gz

   Dmarrer un systme de cette faon n'est pas obligatoirement
   ncessaire. La raison d'tre de cette fonctionnalit est de permettre
   l'installation de Linux sur un systme qui ne peut dmarrer depuis une
   disquette (e.g., le Jensen).

  Drapeaux de dmarrage

   Plusieurs drapeaux de dmarrage peuvent tre spcifis. La syntaxe en
   est :

-flags "options..."

   O "options..." est une combinaison des options suivantes (spares
   par des espace). Il y a encore plus d'options, en fonction des pilotes
   que le noyau a install. Les options listes ci-aprs ne sont l que
   pour illustrer l'ide gnrale :

   _load_ramdisk=1_
          Copie le systme de fichiers racine depuis une disquette vers
          un disque virtuel en mmoire avant de lancer le systme. Ce
          disque virtuel sera utilis en lieu et place du priphrique
          racine. Ceci est utile pour dmarrer Linux sur une machine qui
          ne possde qu'un lecteur de disquettes.

   _floppy=str_

   _root=dev_
          Slectionne le priphrique _dev_ comme systme de fichiers
          racine. Le priphrique peut tre spcifi comme la combinaison
          des numros _major/minor_ du fichier de priphrique en
          hexadcimal (e.g., 0x802 pour /dev/sda2) ou un nom de fichier
          de priphrique (e.g.,/dev/fd0, /dev/sda2).

   _single_
          Lance le systme en mode mono-utilisateur.

   _kgdb_
          Autorise _kernel-gdb_ (ne fonctionne que si CONFIG_KGDB est
          activ ; un deuxime systme Alpha doit tre connect par voie
          srie pour que cela fonctionne).

   Quelques implmentations de SRM (e.g., celle du Jensen) sont limites
   et n'autorisent que les chanes d'options de courte longueur (e.g., au
   plus 8 caractres). Dans ce cas l, aboot peut tre dmarr avec le
   drapeau de dmarrage "i". Avec ce drapeau, aboot demandera 
   l'utilisateur d'entrer une chane d'options pouvant atteindre 256
   caractres. Par exemple :

boot dka0 -fl i
aboot> 3/vmlinux.gz root=/dev/sda3 single

   Comme dmarrer de cette faon devient rapidement pnible , aboot
   autorise l'utilisateur  dfinir des raccourcis pour les lignes de
   commande frquemment utilises. En particulier, une option donne par
   un chiffre -- option --> (0-9) demande  aboot d'utiliser l'option
   correspondante dans le fichier /etc/aboot.conf. Un exemple de fichier
   aboot.conf est donn ci-dessous :

#
# aboot default configurations
#
0:3/vmlinux.gz root=/dev/sda3
1:3/vmlinux.gz root=/dev/sda3 single
2:3/vmlinux.new.gz root=/dev/sda3
3:3/vmlinux root=/dev/sda3
8:- root=/dev/sda3            # fs-less boot of raw kernel
9:0/vmlinux.gz root=/dev/sda3 # fs-less boot of (compressed) ECOFF kernel
-

   Avec ce fichier, la commande

boot dka0 -fl 1

   correspond exactement  la commande de dmarrage donne ci-dessus. Il
   est cependant facile d'oublier la correspondance entre les numros et
   les chanes d'options. Pour viter ce problme, dmarrez avec l'option
   "h" et aboot affichera le contenu de /etc/aboot.conf avant d'afficher
   l'invite demandant la chane d'option entire.

   En conclusion, mme si aboot demande l'entre d'une chane d'options,
   il est possible d'entrer un simple caractre ("i", "h", ou "0"-"9")
   pour obtenir le mme rsultat que si le drapeau avait t spcifi sur
   la ligne de commande de dmarrage. Par exemple, vous pouvez dmarrer
   avec le drapeau "i", taper ensuite "h" (suivi par entre) pour vous
   rappeler le contenu de /etc/aboot.conf

  Slectionner la partition de /etc/aboot.conf

   Quand aboot est install sur un disque dur, il a besoin de savoir sur
   quel partition il lui faut chercher le fichier /etc/aboot.conf.
   Nouvellement compil, aboot cherchera sur la deuxime partition
   (/dev/sda2). Comme il serait contraignant d'avoir  recompiler aboot
   uniquement pour changer le numro de la partition, abootconf autorise
    directement modifier aboot dj install. Par exemple, si vous
   dsiriez changer aboot afin qu'il utilise la _troisime_ partition du
   disque /dev/sda, vous utiliseriez la commande :

abootconf /dev/sda 3

   Vous pouvez vrifier le rglage courant simplement en omettant le
   numro de partition. Alors, abootconf /dev/sda affichera la partition
   actuellement slectionne. Notez que aboot tre dj install pour que
   cette commande russisse. Aussi, lors de l'installation d'un nouvel
   aboot, le numro de partition redeviendra celui par dfaut (i.e., il
   sera ncessaire de relancer abootconf).

   Depuis la version 0.5 de aboot, il est galement possible de
   slectionner la partition contenant le fichier aboot.conf depuis la
   ligne de commande de dmarrage. Cela peut tre fait avec une ligne de
   commande de la forme _a_:_b_ o _a_ est le numro de la partition
   contenant /etc/aboot.conf et _b_ est une option d'une lettre comme
   dcrit plus haut (0-9, i, ou h). Par exemple, si vous tapez boot -fl
   "3:h" dka100 le systme dmarre depuis SCSI ID 1, charge
   /etc/aboot.conf depuis la troisime partition, affiche son contenu 
   l'cran et attend que vous entriez les options de dmarrage.

3.7 Dmarrage rseau

   Deux tapes prliminaires sont ncessaires avant que Linux puisse
   dmarrer par un rseau. Premirement, vous devrez positionner les
   variables d'environnement de SRM pour permettre le dmarrage _via_ le
   protocole bootp et deuximement vous devrez configurer une autre
   machine comme serveur de dmarrage. Reportez-vous  la documentation
   de SRM fournie avec votre machine pour toute information sur la mise
   en place de bootp. Configurer le serveur de dmarrage dpend
   troitement du systme d'exploitation de cette machine, mais
   typiquement cela ncessite de lancer le programme bootpd en tche de
   fond aprs avoir configur le fichier /etc/bootptab. Le fichier
   bootptab possde une entre par machine cliente autorise  dmarrer
   depuis le serveur. Par exemple, si vous voulez dmarrer la machine
   myhost.cs.arizona.edu, une entre de la forme suivante serait
   ncessaire :

myhost.cs.arizona.edu:\
        :hd=/remote/:bf=vmlinux.bootp:\
        :ht=ethernet:ha=08012B1C51F8:hn:vm=rfc1048:\
        :ip=192.12.69.254:bs=auto:

   Cette entre considre que l'adresse Ethernet de la machine est
   08012B1C51F8 et que son adresse IP est 192.12.69.254. L'adresse
   Ethernet peut tre trouve grce  la commande show device de la
   console SRM ou, si Linux est lanc, avec la commande ifconfig.
   L'entre prcise galement que si le client ne dclare pas le
   contraire, le fichier qui sera lanc sera le fichier vmlinux.bootp du
   rpertoire /remote. Pour plus d'informations sur la configuration de
   bootpd, reportez-vous  sa page de manuel.

   Ensuite, construiser aboot grce  la commande make netboot.
   Assurez-vous que le noyau que vous dsirez lancer a dj t
   construit. Par dfaut, le Makefile du programme aboot utilise le noyau
   /usr/src/linux/arch/alpha/boot/vmlinux.gz (ditez le Makefile si vous
   dsirez utiliser un autre chemin d'accs). Le rsultat de make netboot
   est un fichier nomm vmlinux.bootp contenant aboot _et_ le noyau
   Linux, prt pour le dmarrage par rseau.

   Enfin, copiez vmlinux.bootp dans le rpertoire du serveur de
   dmarrage. Dans l'exemple plus haut, vous l'auriez copi dans le
   rpertoire /remote/. Ensuite, allumez la machine client et dmarrez
   la, en spcifiant l'adaptateur Ethernet comme priphrique de
   dmarrage. SRM nomme typiquement le premier adaptateur Ethernet ewa0,
   donc, pour dmarrer depuis ce priphrique, vous utiliserez la
   commande :

boot ewa0

   Les options -fi et -fl sont utilisable comme d'habitude. En
   particulier, vous pouvez demander  aboot d'attendre l'entre
   d'arguments pour le noyau Linux en spcifiant l'option -fl i.

4. Partager un disque avec Digital Unix

   Malheureusement, Digital Unix ne sait rien de Linux, aussi, partager
   un disque unique entre les deux systmes n'est pas totalement simple.
   Cependant, ce n'est pas une tche difficile si vous suivez les
   conseils prodigus dans cette section. Nous considrerons que vous
   utilisez la version 0.5 ou postrieure de aboot.

4.1 Partitionner le disque

   Premirement et avant tout : n'utilisez _jamais_ les programmes de
   partitionnement de Linux (minlabel ou fdisk) sur un disque galement
   utilis par Digital Unix. Le programme Linux minlabel utilise le mme
   format de table de partitions que le programmme disklabel de Digital
   Unix, mais il existe des incompatibilits avec les donnes crites par
   minlabel, alors Digital Unix refusera tout simplement la table de
   partitions engendre par minlabel. Pour configurer une partition Linux
   ext2 sous Digital Unix, vous allez devoir changer l'entre _disktab_
   de votre disque. Pour illustrer notre propos, supposons que vous avez
   un disque rz26 (un disque de 1Go) sur lequel vous voulez installer
   Linux. L'entre _disktab_ sous Digital Unix v3.2 ressemble  (voyez le
   fichier /etc/disktab) :

rz26|RZ26|DEC RZ26 Winchester:\
        :ty=winchester:dt=SCSI:ns#57:nt#14:nc#2570:\
        :oa#0:pa#131072:ba#8192:fa#1024:\
        :ob#131072:pb#262144:bb#8192:fb#1024:\
        :oc#0:pc#2050860:bc#8192:fc#1024:\
        :od#393216:pd#552548:bd#8192:fd#1024:\
        :oe#945764:pe#552548:be#8192:fe#1024:\
        :of#1498312:pf#552548:bf#8192:ff#1024:\
        :og#393216:pg#819200:bg#8192:fg#1024:\
        :oh#1212416:ph#838444:bh#8192:fh#1024:

   Les champs intressants ici sont oit/?/; et p_?_, o _?_ dsigne une
   lettre de l'intervalle a-h (les huit premires partitions). La valeur
   o indique l'adresse du dbut de la partition (en nombre de secteurs)
   et la valeur p donne la taille de la partition (galement en nombre de
   secteurs). Reportez-vous  disktab(4) pour plus d'informations. Notez
   que Digital Unix _aime_ dfinir des partitions qui se chevauchent.
   Pour les entres ci-dessus, l'organisation des partitions ressemble 
   cela (vous pouvez vrifier en ajoutant les diverses valeurs o et p) :

  a     b         d           e           f
|---|-------|-----------|-----------|-----------|

                        c
|-----------------------------------------------|

                     g                 h
            |-----------------|-----------------|

   Digital Unix insiste pour que la partition a commence  l'adresse 0 et
   que la partition c couvre l'tendue du disque. A part cela, vous
   pouvez organiser la table des partitions comme bon vous semble.

   Supposons que vous avez Digital Unix utilisant la partition g et que
   vous voulez installer Linux sur la partition h avec la partition b
   comme partition de swap. Pour obtenir cette organisation sans dtruire
   la partition Digital Unix existante, vous devez configurer
   explicitement les types des partitions. Vous pouvez raliser ceci en
   ajoutant un champ t pour chaque partition. Dans notre cas, nous
   ajoutons la ligne suivante  l'entre _disktab_.

        :ta=unused:tb=swap:tg=4.2BSD:th=reservd8:

   Pourquoi avons-nous marqu la partition h comme "reservd8" plutt que
   comme "ext2" ? Bon, Digital Unix ne connait rien de Linux. Une
   partition de type "ext2" correspond  une valeur numrique de 8, et
   Digital Unix utilise la chne "reservd8" pour cette valeur. Donc, dans
   le langage de Digital Unix, "reservd8" signifie "ext2". Ceci tait la
   partie hardue. Maintenant, il ne nous reste plus qu' installer la
   nouvelle entre _disktab_ sur le disque. Considrons que le disque 
   l'ID SCSI 5. Dans ce cas, nous faisons :

disklabel -rw /dev/rrz5c rz26

   Vous pouvez vrifier que tout va bien en lisant le _disklabel_ grce 
   la commande disklabel -r /dev/rrz5c. A ce point, vous pouvez vouloir
   redmarrer Digital Unix et vous assurer que la partition Digital Unix
   est encore prsente et en bon tat. Si c'est le cas, vous pouvez
   arrter la machine et commencer l'installation de LInux. Prenez soin
   de sauter l'tape de partitionnement du disque lors de la procdure
   d'installation. Sachant que nous avons dj install une table de
   partitions correcte, vous devriez tre capable de procder  cette
   opration et de slectionner la huitime partition comme partition
   racine de Linux et la deuxime comme partition de swap. Si le disque
   est le deuxime disque SCSI de la machine, les noms de priphriques
   pour ces deux partitions seront /dev/sdb8 et /dev/sdb2, respectivement
   (notez que Linux utilise des lettre pour dsigner les disques et des
   numros pour dsigner les partitions, exactement  l'inverse de
   Digital Unix ; le schma de Linux a plus de sens bien sr ;-).

4.2 Installer aboot

   _Premier obstacle_ : avec le _firmware_ --> -- SRM, vous ne pouvez
   dmarrer qu'un et un seul systme d'exploitation par disque. Pour
   cette raison, il est gnralement prfrable de disposer d'au moins
   deux disques SCSI dans une machine sur laquelle vous dsirez utiliser
   aussi bien Linux que Digital Unix. Bien sr vous pouvez aussi dmarrer
   Linux depuis une disquette si la vitesse importe peu, ou par un
   rseau, si vous disposez d'un serveur bootp. Mais dans cette partie,
   nous considrerons que vous souhaitez dmarrer Linux depuis un disque
   contenant une ou plusieurs partitions Digital Unix.

   _Deuxime obstacle_ : installer aboot sur un disque partag avec
   Digital Unix rend les premire et troisime partitions inutilisables
   (sachant qu'elles doivent commencer  l'adresse 0). Pour cette raison,
   nous vous recommandons de changer la taille de la partition a  une
   valeur juste suffisament leve pour contenir aboot (1Mo devrait
   convenir).

   Une fois que ces deux obstacles sont surmonts, installer aboot est
   aussi simple que d'habitude : comme les partitions a et c vont
   recouvrir aboot , nous devons spcifier  swriteboot que ceci est
   intentionnel . Nous pouvons le faire sous Linux avec une ligne de
   commande de la forme suivante (de nouveau, nous supposerons que l'on
   veut installer aboot sur le deuxime disque SCSI) :

swriteboot -f1 -f3 /dev/sdb bootlx

   Le paramtre -f1 signifie que nous voulons forcer l'criture de bootlx
   mme s'il recouvre la premire partition. La mme chose s'applique 
   la troisime partition.

   C'est tout. Vous devriez dsormais pouvoir arrter le systme et
   lancer Linux depuis le disque dur. Dans notre exemple, la ligne de
   commande SRM pour le faire serait :

boot dka5 -fi 8/vmlinux.gz -fl root=/dev/sdb8
